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mercredi 31 juillet 2019


HISTORIQUE DES DISTRIBUTIONS ÉVANGÉLIQUES DU QUÉBEC 
UNE PREMIÈRE MONDIALE À L’AUBE DE L’INFORMATIQUE -- POST # 4

Après avoir trouvé le financement pour aller de l’avant avec leur projet de concordance biblique élaborée par ordinateur, Germain Chouinard et Jack Cochrane sont allés rencontrer le directeur du Service informatique de l’Université de Sherbrooke pour faire une demande officielle de travail devant mener à la première concordance biblique complète en français au monde et pour ouvrir un compte administratif.

À cette époque, cet ordinateur où travaillaient les deux auteurs était un des plus puissants au Canada. (1) Pourtant, comparé à la technologie d’aujourd’hui, il n’avait pas la puissance d’un micro-ordinateur qui trône sur nos bureaux. Même le « smartphone » que nous transportons fièrement dans nos poches aurait, à lui seul, plus de puissance de traitement que l’ordinateur de la NASA qui a envoyé, en 1969, les premiers hommes marcher sur la lune. (2)



Pour accomplir notre projet de concordance biblique, la première étape a été de nous procurer les équipements bureautiques qui manquaient à notre arsenal informatique. Nous avions besoin d’un terminal spécialement équipé d’un petit processeur interne et d’un lecteur de disques magnétiques de 8 pouces (20 cm). Cela allait nous permettre d’enregistrer les données localement et, au moment voulu, de les transférer en bloc à l’ordinateur central pour traitement. Aussi, les claviers des terminaux étaient livrés avec des touches pour la langue anglaise uniquement. Nous avions aussi besoin de clés pour taper les caractères français accentués et diacritiques (ç). Nous avons dû faire usiner un clavier unique équipé de touches spécialement codifiées pour taper les mots français.

La deuxième étape a été d’embaucher deux personnes pour entrer et corriger au terminal le texte de la Bible Louis Segond revue en 1975, dénommée « La Nouvelle Édition de Genève ». Quatre autres personnes ont été engagées pour vérifier minutieusement le texte, épeler les mots plus compliqués et marquer sur papier les corrections à entrer par les deux personnes initiées au terminal. Après une double vérification du texte et quelques mois de travail supplémentaires, nous avions en main le premier texte numérique de la Bible en français. Il contenait 722 000 mots, dont 375 000 mots-accessoires de la langue française (articles, prépositions ...) et 347 000 mots significatifs qui seraient inclus dans notre première mondiale.

Pour produire la concordance finale, le texte biblique a été divisé en 19 tranches pour être traité chacune séparément. Malgré sa grande puissance pour l’époque, c’était le maximum de données que l’ordinateur central de l’Université de Sherbrooke pouvait traiter dans un seul bloc, à la condition que ce soit la seule tâche en cours d’exécution et que le travail se fasse de nuit, au moment où la demande de service est la plus faible. Finalement, un dernier tri alphabétique a réuni les 19 sections en une seule. L’étape suivante a été de faire une dernière vérification des erreurs qui auraient pu se glisser à l’entrée du texte et d’éliminer certains mots à exclure tels que « pas » (négation) et « pas » (empreinte). Cette tâche minutieuse a été confiée à notre spécialiste en linguistique et en théologie, Jack Cochrane.

Le travail de révision terminé, le fichier numérique fut enregistré sur bande magnétique. Ce ruban a été expédié chez Logidec, une firme de Montréal spécialisée en photocomposition de texte par ordinateur avec laquelle nous avions travaillé pour établir la mise en page de notre ouvrage. L’entrée du texte, les vérifications des erreurs et les corrections au terminal ont nécessité 1 550 heures de travail à une équipe de 6 personnes, excluant le temps de techniciens en informatique, des analystes professionnels et des auteurs Jack Cochrane et Germain Chouinard.

Notre équipe tout comme celle du personnel informatique de l’Université de Sherbrooke, avait de bonnes raisons d’être fière et de célébrer la réalisation de ce grand défi, celui d’avoir produit à l’aide de l’ordinateur une concordance biblique française complète, une première mondiale. Nous pouvions tenir dans nos mains cet instrument d’étude de la Bible avec lequel nous pouvions localiser par ordre alphabétique tous les mots significatifs (et leur contexte) du texte de la Bible Louis Segond, appelée aussi la Bible Scofield.

Nous venions de poser le premier jalon qui allait nous permettre de produire par la suite d’autres ouvrages complémentaires pour l’étude des Saintes Écritures en français.

À suivre...

Anita DeMers

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Bibliographie :
1.      - Université de Sherbrooke
- Nouvelles UdeS, 
14 novembre 2011.

- Encore tout récemment, en raison de sa puissance phénoménale équivalente à 20 000 ordinateurs personnels, on l’a surnommé le « Mammouth »; il est classé 41e au monde sur 500.

2.      Embracing digital transformation in a rapidly changing world

Andrew Bolwell et Boris Balacheff – Innovation journal, Issue 8, Winter 2017

dimanche 14 juillet 2019


HISTORIQUE DES DISTRIBUTIONS ÉVANGÉLIQUES DU QUÉBEC 
UNE PREMIÈRE MONDIALE À L’AUBE DE L’INFORMATIQUE -- POST # 3

Pendant que Jack Cochrane explorait les diverses options pour déterminer quelle version de la Bible française nous allions utiliser pour notre projet de concordance biblique, Germain Chouinard et moi étions à la recherche de financement pour réaliser ce grand défi. Nous en parlions autour de nous.

Un jour, on nous a présenté un jeune couple chrétien, Yvon et Yolande Turcotte, des gens d’affaires avangardistes. Tout comme nous, ils étaient passionnés par les nouvelles technologies qui permettaient de repousser les connaissances humaines et les limites ultimes de la faisabilité. Ils étaient intéressés à investir dans le projet de concordance biblique et désiraient obtenir plus d’informations sur les modalités de financement.



Après leur avoir expliqué les grandes lignes du projet, Germain leur a parlé de la contribution financière et des risques potentiels : « Nous allons fournir l’expertise professionnelle et vous, les fonds. Nous n’avons rien pour vous garantir le prêt. Si l’aventure s’avère être un succès, vous serez remboursés; sinon ce sera une perte pour vous. » Yvon a demandé combien d’argent nous avions besoin. Il fallait 50 000 $. À cette époque, cela représentait un investissement de plus de 200 000 $ comparé à aujourd’hui. Après s’être assuré de l’impact que cette concordance biblique aurait sur l’étude de la Bible dans le monde francophone, Yvon et Yolande ont accepté d’investir.

Nous étions convaincus que, après la Bible elle‑même, la concordance biblique serait le livre le plus utilisé pour consulter les Saintes Écritures. Yvon a ajouté : « Cet argent, je le sème dans l’oeuvre de Dieu, et je Lui demande de le faire fructifier. » Dans les années qui ont suivi, leur commerce a prospéré grandement, au point d’en faire des envieux! Dieu avait répondu à leurs prières et aux nôtres.

Entre-temps, la Société Biblique de Genève nous autorisait à utiliser leur texte de la Bible Louis Segond 1975, devenue plus tard la « Nouvelle Édition de Genève » ou la NEG79. Nous étions heureux de voir la rapidité avec laquelle les difficultés s’aplanissaient devant nous. Ce grand défi d’une concordance de la Bible élaborée par ordinateur allait pouvoir enfin débuter.

Les gens du Service informatique étaient ravis à l’idée de faire profiter toute la communauté universitaire de l’expertise qu’ils acquerraient en manipulant des textes plutôt que des colonnes de chiffres sans fin. Germain et Jack, eux-mêmes des employés de l’université, allaient pouvoir piloter les informaticiens dans les choix à faire tout en exécutant certaines tâches particulières comme de séparer les mots identiques mais n’ayant pas le même sens (ex. : avocat – le fruit, avocat – la personne de loi).

Notre concordance de la Bible allait contenir une liste alphabétique de tous les mots significatifs de la Bible, avec la référence de chacun (livre, chapitre et verset) ainsi qu’une partie du contexte entourant le mot. Cet instrument allait permettre de trouver une référence biblique facilement. En se souvenant d’un ou deux mots, il serait possible de retrouver un verset. Que le mot soit un thème ou un personnage, un nom commun ou un nom propre, la concordance deviendrait un outil précieux pour faire des recherches dans le texte biblique. C’était le début d’une grande victoire.

À suivre...

Anita DeMers

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jeudi 27 juin 2019

HISTORIQUE DES DISTRIBUTIONS ÉVANGÉLIQUES DU QUÉBEC
UNE PREMIÈRE MONDIALE À L’AUBE DE L’INFORMATIQUE / POST # 2

Germain Chouinard s’était mis à étudier la possibilité de faire une concordance française complète des mots bibliques à l’aide d’un ordinateur central. Encouragé par des amis et moi, il était allé rencontrer un analyste du Service informatique de l’université où il travaillait afin de vérifier la faisabilité technique de ce grand défi.

L’analyste était étonné, mais aussi enthousiasmé par la nature du projet : manipuler des caractères et des textes était une nouvelle approche en informatique qui commençait à peine à se développer. Ces grosses machines servaient surtout à faire des calculs à très haute vitesse, à résoudre rapidement des problèmes complexes et à donner des résultats constants et précis. Selon lui, ce projet biblique était à la limite des connaissances et de la technologie de l’époque, mais tout de même réalisable. Une première étape venait d’être franchie, ce qui réjouissait le cœur de mon époux.


Peu de temps après, Germain a appris que Jack Cochrane désirait lui aussi, depuis longtemps, produire une concordance complète de la Bible en français, mais il n’avait pas les ressources humaines pour la réaliser. Lui aussi avait constaté depuis son arrivée au Québec le manque flagrant d’instruments d’étude de la Bible en français. Cet homme enseignait la linguistique à l’Université de Sherbrooke. Aux étudiants qui le désiraient, il acceptait volontiers de leur donner des cours d’hébreu et de grec bibliques. On le voyait souvent lire le Nouveau Testament dans la langue originale, le grec.

Quand Germain lui a exposé son intention de produire une concordance de la Bible, Jack Cochrane était plutôt sceptique. Ce dernier lui a raconté l’histoire de Hugues de Saint-Cher, un dominicain de Paris qui, en 1240, avait publié un index de la Bible latine sans les contextes. Il s’était fait aider par 500 de ses confrères et le travail avait duré une dizaine d’années.

Germain a expliqué à cet éminent professeur que le gros du travail allait se faire à l’aide de l’ordinateur central de l’Université de Sherbrooke. Des contacts avaient déjà été établis avec les analystes du Service informatique et ils avaient manifesté beaucoup d’intérêt pour ce projet audacieux. Jack Cochrane a compris que le grand rêve qu’il caressait et mijotait depuis 20 ans avait des possibilités de se réaliser. À son tour, il a partagé que, durant toutes ces années, il avait préparé des esquisses de ce qu’il aimerait voir dans cet ouvrage. Ensemble, ces deux téméraires étaient allés à nouveau rencontrer les analystes du Service informatique afin d’établir un plan d’action technique et évaluer le budget approximatif pour réaliser ce grand défi.

En attendant, Jack et Germain devaient choisir le texte biblique français qui serait utilisé pour la concordance, obtenir les autorisations des traducteurs, rechercher des gens prêts à financer le projet, planifier le contenu de l’ouvrage et prévoir ce que l’ordinateur ne pourrait pas accomplir, comme séparer les mots qui s’écrivent pareils, mais qui n’ont pas le même sens (avocat/avocat) et regrouper les différentes formes d’un même mot (aller/irai/vont).

C’est dans ce contexte technologique que la production de la première concordance complète en français au monde a débuté. La réalisation du projet allait nécessiter beaucoup d’autres rencontres et discussions. C’était un travail de pionniers que toute une équipe de spécialistes allait devoir accomplir.

À suivre...

Anita DeMers
Tiré aussi de ma biographie « Mes pas sur la plage »


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samedi 8 juin 2019

HISTORIQUE DES DISTRIBUTIONS ÉVANGÉLIQUES DU QUÉBEC
UNE PREMIÈRE MONDIALE À L’AUBE DE L’INFORMATIQUE. / POST #1

À l’aube de l’informatique, les ordinateurs personnels et les téléphones intelligents tels que nous les connaissons aujourd’hui n’existaient pas. (1) Quelques rares compagnies et universités avaient des ordinateurs centraux du style UNIVAC ou IBM qui occupaient une grande salle vitrée; la température et l’humidité y étaient contrôlées pour éliminer la chaleur qui se dégageait de ces machines. Seuls les opérateurs de ces équipements délicats étaient autorisés à y pénétrer.




Par contre, jour et nuit, les usagers pouvaient utiliser à distance ces appareils puissants grâce à des terminaux répartis un peu partout sur le campus. Notre société entrait discrètement dans une nouvelle ère, le début d’un temps nouveau. Pendant ses études en science de l’information à l’University Western Ontario, Germain Chouinard avait pu expérimenter la valeur d’un tel service informatique.

De retour à l’Université de Sherbrooke en tant que responsable de la bibliothèque médicale, on lui avait confié le mandat d’implanter de nouveaux moyens technologiques afin d’augmenter l’accès à l’information biomédicale pour les médecins et les chercheurs de la communauté universitaire. Il connaissait bien les divers instruments de référence imprimés que les scientifiques avaient besoin pour poursuivre leurs activités de recherche; plusieurs de ces outils étaient produits périodiquement avec l’aide d’ordinateurs centraux. (2)

Après la journée de travail, Germain et moi, nous aimions étudier la Bible. Mais, quand nous voulions retrouver dans les 66 livres du volumineux texte biblique les passages dont nous nous rappelions quelques mots, nous n’arrivions pas à les localiser facilement. Il fallait souvent passer des heures pour y arriver. Souvent, nous cherchions des réponses à des questions que nous nous posions depuis notre enfance sur divers sujets : la création, les commandements, la communion, le sacrifice de Jésus-Christ, la confession, la mort, l’au-delà, etc. C’était une tâche ardue pour retrouver les textes appropriés. Pour nous, il n’était plus question de nous laisser conduire aveuglément. Nous voulions voir des preuves concrètes dans les Écritures.

Pour nous aider à localiser dans la Bible les mots et les sujets bibliques que nous recherchions, Germain s’était mis à la recherche d’instruments bibliographiques tels qu’index ou autre. Mais, après d’intenses recherches, il avait constaté avec stupéfaction qu’il n’existait aucun ouvrage complet de ce genre sur le marché. En 1974, en Amérique et en Europe, il n’avait trouvé que deux ouvrages français qui répondaient partiellement aux besoins. Le premier, une concordance du Nouveau Testament de la Bible de Jérusalem, soit le quart du texte biblique; le deuxième, une concordance de l’Ancien et du Nouveau Testament des versions Segond et synodale recensait 30 % de la Bible. Aucun autre instrument, peu importe la version, ne recensait l’ensemble complet des mots bibliques significatifs avec leur contexte.

 Germain ne pouvait pas concevoir qu’un tel ouvrage n’existait pas encore en français pour étudier efficacement les Saintes Écritures, alors que, grâce à un ordinateur central, il était possible de publier un index scientifique toutes les deux semaines. Mon mari disait : «Puisqu’un index biblique complet n’existe pas encore, nous allons faire tout ce qu’il faut pour en produire un.» Il s’était mis à analyser comment il pourrait publier un tel ouvrage à l’aide d’un ordinateur central.

L’Université de Sherbrooke en possédait un, mais Germain se demandait si le service offrait le traitement de caractères (lettres) et si l’ordinateur était assez puissant pour faire ce genre de travail. Il disait souvent : «En informatique, lorsqu’il semble ne plus y avoir de solution, en cherchant comme il faut, il en reste encore plusieurs autres...»

À suivre...

Anita DeMers
Tiré de ma biographie « Mes pas sur la plage »

(1) Aux origines d’internet et de la micro-informatique

(2) Index Medicus de la National Library of Medicine; Biological Abstracts de Clarivate Analytics.

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mercredi 29 mai 2019


CHAPITRE 22 : LE 4E GRAND RÉVEIL SPIRITUEL DE L’HISTOIRE.
POST #5 – UN SEUL CHEMIN (tiré du livre MES PAS SUR LA PLAGE).

Après la décision de mon mari de croire en Jésus-Christ, j’ai continué de prier, de lire la Bible et de réfléchir aux réalités spirituelles. Dans mon milieu de travail comme infirmière, autant les malades que le personnel soignant parlaient d’extra-terrestres, de théorie de l’évolution, de réincarnation, de sorcellerie, de voyages astraux, de sectes inconnues, de diverses religions, etc. J’essayais d’évaluer ces diverses croyances à la lumière de la Bible.

Pour moi, la prudence était de rigueur. Il me paraissait plus important de connaître ce que Dieu pense de toutes ces doctrines que de savoir ce qu’elles disent de Dieu. Je voulais aller au paradis à la fin de mes jours. En lisant la Bible, j’avais réalisé que même une vie remplie de sacrifices et de prières comme celle que j’avais vécue au monastère ne m’accorderait pas le salut éternel. (1) J’avais besoin d’un Sauveur tel que Jésus-Christ pour rétablir ma communion avec Dieu le Père. Mais, où était la vérité ? Quel en serait le prix à payer ? J’en devenais malade de connaître les réponses à ces questions.

Un soir, alors qu’on m’avait invitée à une conférence sur le sujet, le prédicateur a lu quelques versets bibliques : « Jésus est [...] la pierre angulaire. Il n’y a de salut en aucun autre, car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. » « Jésus [...] dit :  c’est moi qui suis le chemin, la vérité et la vie. On ne vient au Père qu’en passant par moi. » (2) Le conférencier a ajouté : « Jésus est le seul chemin qui mène à Dieu le Père. Il sauve gratuitement et parfaitement ceux qui croient en lui. Venez à Jésus-Christ. Ouvrez-lui la porte de votre cœur, repentez-vous de vos péchés et remettez-vous-en à lui. Vous n’avez rien à perdre. Je ne vous invite pas à joindre une religion, mais à rencontrer une personne, Jésus-Christ, le Sauveur du monde qui a donné sa vie pour chacun de nous en mourant sur la croix. »



Ce soir-là, j’ai cru en ces paroles. J’ai demandé pardon à Dieu pour mes péchés et, par les mérites du sacrifice de son Fils, je lui ai demandé de rétablir la communion avec lui. En faisant ce pas de foi, j’ai réalisé que je venais de trouver ce que j’avais recherché depuis mon enfance. Je me sentais libre, heureuse et pleine d’espoir pour l’avenir. Par la suite, nous avons demandé, mon mari et moi, à nous faire baptiser par immersion afin de démontrer publiquement notre engagement de suivre Jésus-Christ.

Nous étions tellement heureux d’avoir découvert cette bonne nouvelle du salut gratuit en Jésus-Christ que nous voulions la partager à nos parents, à nos amis, à nos voisins, etc. Nous les avons invités à venir chez nous entendre la bonne nouvelle, simple et merveilleuse dont parle la Bible. Durant l’hiver qui a suivi, des gens chevronnés dans les Saintes Écritures sont venus chaque semaine répondre aux nombreuses questions des participants. Régulièrement, de nouvelles personnes s’ajoutaient à notre groupe. On étudiait la Bible ensemble, on priait et chantait des cantiques. Certains soirs, nous étions plus d’une quarantaine à louer Dieu. Ces rencontres ont continué pendant plusieurs années. Notre fils aîné nous accompagnait au piano, notre fille au violon et d’autres, à divers instruments.

À suivre...

Anita DeMers
Tiré de ma biographie « Mes pas sur la plage »

(1) Éphésiens 2.8-9 En effet, c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est pas par les œuvres, afin que personne ne puisse se vanter. 1Timothée 1.9 PDV2017 Dieu nous a sauvés et il nous a appelés pour que nous soyons à lui. Il n’a pas fait cela à cause de nos actes, mais parce qu’il l’a décidé. C’est un don gratuit qu’il nous a fait dans le Christ Jésus, avant que le monde existe. 

(2) Actes 4.11-12; Jean 14.6;

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vendredi 10 mai 2019


CHAPITRE 22 : LE 4E GRAND RÉVEIL SPIRITUEL DE L’HISTOIRE.
POST #4 – LE TOUT POUR LE TOUT.

Dans les années 70, étant francophones et vivant dans la province de Québec où le français était la langue de la majorité, nous avons eu un choc culturel de nous retrouver tout à coup à London , Ontario, dans un milieu où tout se passe en anglais. Aussi, nous nous sommes mis à la recherche d’une église catholique, afin de retrouver une certaine appartenance dans la religion de notre enfance.

Lors de nos nombreux déplacements dans la ville, nous avions constaté qu’il y avait une grande diversité de croyances; les églises catholiques étaient en minorité. Chez nous, c’était le contraire; la très grande majorité des lieux de culte était catholique. Nous étions attristés de constater que peu de gens avaient la même foi que nous. On nous avait enseigné que « hors de l’église (catholique), il n’y a pas de salut ».

Cette multiplicité d’opinions religieuses nous a fait prendre conscience de la nécessité de retourner aux sources pour connaître Dieu davantage sans passer par une religion. Étant à l’origine de plusieurs dénominations, la « Bible » nous paraissait être la meilleure « source » pour y faire nos recherches. Elle est reconnue pour être la Parole de Dieu : 66 livres, écrits sous l’inspiration divine par 40 auteurs sur plus de 1500 ans. On y relate la fondation de l’univers, la création de l’humanité et la relation d’amour que Dieu veut entretenir avec ses créatures.

La « Bible » relate également beaucoup de faits historiques, scientifiques et même prophétiques qui se sont avérés être vrais. Plus d'une quarantaine de prédictions messianiques (1) annoncées dans l’Ancien Testament ont été accomplies parfaitement par Jésus-Christ dans les Évangiles. (2) Sur la base de ces fondements bibliques, nous avons commencé à scruter les Saintes Écritures en demandant à Dieu de nous guider dans notre cheminement spirituel. Nous voulions acquérir de solides convictions dans nos croyances.

Régulièrement, Germain et moi, nous échangions sur nos recherches et nos découvertes bibliques. Un jour, Germain m’a confié qu’il avait compris que, par sa mort sur la croix et sa résurrection, Jésus-Christ peut nous pardonner nos péchés et nous réconcilier avec le Père céleste (3) à la condition de lui demander avec foi et repentance. Ce jour-là, mon mari avait choisi de mettre sa vie en règle avec Dieu en croyant en Lui. Quand l’occasion allait se présenter, il comptait se faire « baptiser par immersion », ce qui, selon lui, symbolisait la mort, la mise en terre et la résurrection avec Jésus-Christ.

Pour moi, cela me paraissait trop facile. Mon cheminement n’était pas encore terminé. Je voulais continuer de prier, de lire la Bible et de réfléchir à toutes ces vérités essentielles. Toutefois, l’année intensive qui venait de se terminer à London, Ontario, me faisait réaliser que Dieu nous avait accompagnés tout au long de notre parcours, autant dans nos joies que dans nos peines. Dieu avait répondu à nos prières et Il avait pris soin de nous. Notre reconnaissance s’élevait jusqu’à Lui.
Pour lire la première partie du témoignage de Germain Chouinard :

À suivre...

Anita DeMers
Tiré aussi de ma biographie « Mes pas sur la plage »

(1) Prophéties bibliques messianiques :

(2) 2Pi 1.20-21 Sachez avant tout qu'aucune prophétie de l'Écriture n’est une affaire d’interprétation personnelle, car ce n'est jamais par une volonté d'homme qu'une prophétie a été apportée, mais c'est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu.

(3) Héb 7.25 Par conséquent, il (Jésus-Christ) peut aussi sauver parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu à travers lui, puisqu’il est toujours vivant pour intercéder en leur faveur.

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dimanche 28 avril 2019


CHAPITRE 22 : LE 4E GRAND RÉVEIL SPIRITUEL DE L’HISTOIRE.
POST #3 – GERMAIN CHOUINARD.

Dès l’âge de 15 ans, Germain Chouinard entrait au collège de la Société Saint-Paul de Sherbrooke pour y poursuivre ses études secondaires et collégiales. Tout en travaillant à sa formation académique, il apportait sa contribution au ministère d’édition de la communauté.

Pendant les quelques années de son séjour au sein de cette société (devenue plus tard Médiaspaul), il a appris toutes les étapes de fabrication d’un livre (composition, correction, impression et reliure) ainsi que l’entreposage requis pour préserver les stocks. Il a travaillé également à la librairie comme préposé aux rayons, aux commandes, aux expéditions outremer, à la facturation et à la comptabilité. Aussi, il effectuait des livraisons locales à bicyclette.


Après avoir fait des études classiques au collège d’Alzon de Bury et au séminaire de Sherbrooke pour y apprendre le latin, le grec, les civilisations gréco-romaines ainsi que la littérature française, Germain a complété un bac en microbiologie à l’Université de Sherbrooke. L’automne suivant, il rejoignait, à titre d’assistant, un groupe de recherche en physiologie animale de cette même université. Une des tâches qu’on lui avait confiée était celle d’établir, en collaboration avec l’Institut canadien de l’information scientifique et technique d’Ottawa, les profils automatisés pour les besoins en littérature scientifique des chercheurs.

Quelques mois plus tard, l’Université de Sherbrooke était à la recherche d’une personne ayant une formation universitaire en science de la vie. Le directeur du Service des bibliothèques de l’université a approché Germain pour qu’il pose sa candidature au poste de directeur de la Bibliothèque de la faculté de médecine (devenue plus tard la Bibliothèque des Sciences de la Santé). Le candidat devrait faire une maîtrise à la School of Library Information Sciences (MLIS) de l’University Western Ontario (UWO). Cette école, grâce à l’intégration des nouvelles technologies et l’usage d’un superordinateur central dans son curriculum, était réputée offrir un des meilleurs programmes en sciences de l’information en Amérique du Nord.

Considérant que cette formation était une belle continuité avec ce qu’il avait appris dans sa jeunesse, Germain a décidé de poser sa candidature et d’accepter l’emploi qui lui était offert. L’Université de Sherbrooke lui a accordé une bourse d’un an et la garantie d’occuper le poste promis, à la condition d’obtenir sa maîtrise en Sciences de l’information et de s’engager pour 3 ans à travailler pour l’université. À la mi-décembre, nous sommes partis toute la famille vivre à London.

Dès les débuts de sa maîtrise, mon mari a vite réalisé que les ordinateurs et l’informatique le passionnait énormément. Dans les années 70, les ordinateurs n’étaient encore qu’une énorme machine à calculer rapidement des millions de chiffres et d’équations. Cependant, quelques mordus d’informatique et de technologie cherchaient à utiliser ces super machines pour traiter et manipuler des mots et du texte au lieu des nombres. L’École des Sciences de l’Information de l’UWO avait été une pionnière en ce domaine en intégrant ces nouvelles applications à son programme et en utilisant l’ordinateur central et les terminaux de l’université.

Germain recevait des cours théoriques sur la manière d’utiliser ces nouvelles technologies pour traiter des textes, par la suite, il devait apprendre à construire des banques de données textuelles, à élaborer des programmes informatiques pour les manipuler, puis à les tester en situation réelle sur l’ordinateur.

À son retour de London, Germain a commencé son travail à la bibliothèque de la Faculté de médecine. Son supérieur du Service des bibliothèques, lui même ingénieur et passionné de nouvelles technologies, désirait que Germain mette en place des systèmes automatisés appropriés pour augmenter et faciliter l’accès à l’information biomédicale pour le bénéfice de la communauté universitaire. Sans le réaliser, tout au long de ces années, Dieu avait préparé mon mari, Germain Chouinard, pour un grand défi qu’il allait réaliser quelques années plus tard avec Jack Cochrane qu’il ne connaissait pas encore.

Éphésiens 2.10 Oui, c’est Dieu qui nous a faits. Il nous a créés dans le Christ Jésus pour que nous menions une vie riche en actions bonnes. Et ces actions, Dieu les a préparées pour que nous les fassions. PDV-2017

Historique à suivre...

Anita DeMers

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